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 Lycée de Mballa II : 186 élèves dans une salle de classe

Des effectifs pléthoriques ont été constatés dans cet établissement scolaire.

Dans la cour du lycée de Mballa II, tous les élèves pointent du doigt la 1ère A2. Dans la salle, le professeur est à un mètre d’écart du tableau et du premier banc. «Au début le professeur était obligé de se tenir à la porte pour essayer de respirer et parfois pour dispenser son cours», témoigne un élève qui indique cette salle comptait plus de 200 élèves au départ, et qu’avec les contrôles, le chiffre est tombé à 186. Sur les 39 salles de clases que compte cet établissement d’enseignement secondaire, aucune n’échappe à la pléthore des effectifs. Toutes les salles de classe commencent à dénombrer leurs effectifs actuels à partir de 120 élèves, ce qui fait dire à un enseignant que le chef d’établissement est victime de la «morale et du social». Au cabinet du proviseur, l’on découvre des piles de dossiers renvoyés par le proviseur, faute de places disponibles. Un enseignant venu faire des tirages d’épreuves pour les évaluations du mois, demande qu’on lui fasse 170 tirages pour sa salle de classe.
  
 Pour le proviseur, les effectifs ne sont pas encore constitués et la pléthore invoquée ne peut pas encore être à l’ordre du jour. «Tous les individus qui sont dans une salle de classe ne sont pas des élèves. On est élève quand on est régulièrement inscrit, et non quand on est un clandestin comme la plupart de ceux qu’on présente à tort comme étant des élèves», explique M. Tsimi Ngah, proviseur du lycée de Mballa II. Selon lui, la situation actuelle des effectifs de son établissement scolaire est la conséquence du sous-développement, du manque d’infrastructures, de la pauvreté, de la mobilité des individus, etc. «Si quelqu’un arrive dans un lycée et qu’on lui dise qu’on ne peut pas recruter son enfant parce qu’on respecte le chiffre de 60 élèves par salle, où voulez-vous qu’il aille avec cet enfant ? On est obligé de le prendre», précise le proviseur qui reconnaît qu’il y a d’énormes pressions qui conduisent aussi à cette situation.

Ces effectifs pléthoriques ont suivant toute vraisemblance, conduit une délégation de la Commission nationale anti-corruption (Conac) dans cet établissement scolaire il y a quelques semaines. Toute chose que reconnaît le proviseur à demi mots, sans apporter davantage d’éclairages sur les objectifs de cette mission. . «On dit qu’ils sont venus, mais même s’ils sont venus, ce n’était pas contrôler pour les effectifs, parce qu’il n’y a pas encore de listes arrêtées», tente d’expliquer M. Tsimi Ngah proviseur du lycée de Mballa II. Les élèves de la 1ère A2 se souviennent encore de l’arrivée dans leur salle de classe d’une délégation d’officiels qui leur a promis que la situation allait s’arranger. Mais depuis que les contrôles ont commencé, les effectifs de cette salle sont passés de plus de 200 élèves à 186.

Pierre Célestin Atangana     

Oktobre 2009 ©Mutation




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