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Litige foncier : Des maisons détruites à Douala

doualaUne concession familiale au centre d’un problème depuis de nombreuses années.
Des maisons d’habitation, des boutiques, un tournedos, une imprimerie, etc. ne sont plus qu’un tas de ruine. C’est le bilan de la destruction qui a été faite hier jeudi, 24 septembre 2009 par un Caterpillar sous la coordination de Celestin Maah Baleng, un huissier de justice de à Douala. Après le passage de l’engin qui a duré un peu plus d’une heure dans l’après-midi d’hier, la dizaine de maisons qui jouxte l’hôtel Lumière à Akwa ont été réduites en poussière. La scène qui s’est déroulée à la rue Bébey Elamé à Akwa pendant près de 4 heures a attiré grand monde.
Toute la rue était obstruée par les effets qui étaient sortis des maisons par les occupants alors même que l’engin avait déjà commencé la destruction. Les objets étaient parqués dans les maisons voisines et sur toute la chaussée. Ne pouvant plus supporter cette scène «horrible», des femmes, sexagénaires, fondent en larmes et s’allongent sur la chaussée, impuissantes face à cette destruction.
C’est l’exécution d’une décision de justice qui s’est faite sous l’œil vigilant des éléments de la gendarmerie nationale et de l’huissier venue faire exécuter la décision de justice qui s’est faite. Les occupants se plaignent de n’avoir pas été informés de la destruction. C’est aux environs de 12 heures que les occupants ont été surpris par l’arrivée d’un huissier, des éléments de la gendarmerie nationale et d’un Caterpillar venus faire exécuter une décision de justice. Les occupants, encore sous le choc, n’ont pas souhaité donner d’amples explications sur les faits. «Pensez vous que c’est vraiment le moment de nous embêter ?», lance un membre de la famille au reporter avant de poursuivre à l’endroit de l’huissier. «Il ne suffit pas de casser. Mais, cette affaire ne se terminera pas de la sorte. Il n’occupera pas ce terrain».

Il faut remonter 25 ans plus tôt pour comprendre la genèse de ce problème. A en croire Mme veuve Din Ngambi, ce terrain qui appartenait à feu Dimithe aurait été vendu par le neveu de Mr Dimithe, alias «Chacal», propriétaire de la concession qui dit-elle, avait volé les papiers du terrain. Afin d’entrer en possession de son terrain, le nouveau propriétaire, Mr Kamdem Emile Roger, a saisi la justice suite au refus de la famille de libérer la maison.
Cette famille se rétracte en 1999 par le biais d’une lettre datée du mardi 24 mai 1999 dans laquelle les membres de la famille Dimithe acceptaient «de libérer les lieux dans un délais de 3 mois comme entendue au cours de la réunion familiale du 21 mai 1999 chez Mr Dimithe Ebenezer (l’aîné de la famille) ceci à compter du 1er juin 1999». Une lettre signée par tous les occupants de la famille au nombre de huit (8) en présence de Me Baleng Maah Célestin, huissier de justice. D’après les membres de la famille, les certificats de vente qui ont été utilisés pour vendre la maison sont des faux. Ce que rejette en bloc l’huissier pour qui «le titre foncier est en bonne et due forme». Pour lui, c’est une décision de justice qui aurait due s’appliquer depuis longtemps dans la mesure où c’est- depuis 1999 que la famille avait promis de libérer les lieux dans trois mois.
 

 Blaise Djouokep  

Septembre 2009 ©Mutation




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