Globelogocameroon
Recherche personnalisée

Accueil Deutsch Sciences Culture Société Photos/Vidéos Faits divers Prénoms Archives
Société
Accueil
Deutsch
Sciences
Culture
Société
Photos/Vidéos
Faits divers
Prénoms
Archives

 Fin de parcours pour Omar Bongo

Le président gabonais s’est éteint hier, en Espagne ,ou il était hospitalisé depuis un mois pour cause de cancer

L’hebdomadaire français Le Point a eu la primeur de l’information par l’entremise d’un membre de l’entourage. Omar Bongo Ondimba, qui régnait sur le Gabon depuis quatre décennies a été vaincu hier par le cancer qui le rongeait depuis quelque temps. Le mal avait nécessité son évacuation dans une clinique de Barcelone le mois dernier, après sa décision de suspendre, le 06 mai, ses pouvoirs.

D’après la version officielle à Libreville; Omar Bongo, éprouvé par le décès de son épouse, Edith Lucie, à Rabat (Maroc), le .14 mars dernier, avait décidé de prendre du recul[ pour se reposer et effectuer les rites du veuvage. Une thèse qui avait convaincu peu de monde dans la capitale gabonaise et en Afrique, où le débat sur son retrait définitif de la vie politique et sa succession s’était enclenchée.

Né sous le nom d’Albert-Bemard Bongo le 30 décembre 1935 à Lewai, maintenant. rebaptisé( Bongoville, dans la province du Haut-Ogoué. :: t ses études primaires et secondaires. au Conqo, puis après son service,il  incorporé dans l’armée de l’air française. Il  rencontre l’entourage de Léon Mbé futur Président du Gabon.

Après l’indépendance en 1960 il fut Vice. Président et bras droit de Léon Mba, avant
de lui succéder après sa mort en 1967.
En choisissant le jeune Albert Bernard Bongo comme Directeur de Cabinet, le Président

Léon Mba eut tout le loisir d’apprécier son acharnement au travail, sa modération et la clairvoyance de ses prises de position. C’est donc tout naturellement qu’il le nomme le 24 septembre 1965 Ministre délégué à. La Présidence de la République, puis responsable de la Défense Nationale et de la Coordination.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, Albert Bernard Bongo devient Président de la République gabonaise le 2 décembre 1967, à l’âge de 32 ans, après le décès de Léon Mba. Le nouveau CI”ef de l’Etat rallie très vite tous les suffrages en adoptant des mesures de clémence vis à vis des responsables du coup d’Etat de 1964.
Conversion à l’islam

En 1973, il se convertit à l’islam et devient El Hadj Omar Bongo. En 1990, le Président Bongo organise une conférence nationale à l’issue de laquelle il accepte la restauration du multipartisme. Il ajoute le nom de son père au sien et devient donc en 2004 Omar Bongo Ondimba.

Son père cultivateur, décède alors qu’il n’a que sept ans.Dernier d’une famille de douze enfants, il affirme très tôt sa force de caractère, solitaire e indépendant « .Dès l’école primaire  je me sentait déjà plus vieux que les enfants de mon age ».Alors  que son  tuteur lui interdit de poursuivre ses études en France, il s’embarque seul pour Brazzaville et s’inscrit au lycée technique. Plus tard, il devient le seul noir à faire son service militaire au sein de l’Armée de l’Air française au Tchad. Si ses prises de positions hostiles à coloniale, lui valent quelques problèmes, son expérience militaire jouera un rôle important dans la suite de sa carrière: “l’armée m’a formé. J’ai appris ce qu’était  hiérarchie. Avant de commander, il fa1 apprendre à obéi?’. De retour au Gabon devenu indépendant, il intègre le Ministère des Affaires étrangères où ses qualités sont très vite remarquées et lui vaudront un accès rapide aux plus hautes fonctions  de l’Etat

Peu après son accession à la magistrature suprême, le Président Bongo crée et devient le chef incontesté du Parti Démocratique gabonais. Il engage alors la mise en oeuvre de grands projets très ambitieux qui  vont définitivement marquer l’histoire du Gabon et assurer au Père de la Rénovation” la consécration par Ie peuple gabonais. On peut citer. Parmi  ses réalisations le Transgabonais. Ce projet colossal qui tiendra le pays en haleine durant  de longues années s’est achevé en 1986 et engendre aujourd’hui des retombées considérables sur

L’économie du pays. Ce projet qui désenclave les provinces en brassant les populations, n‘a pas vu le jour que grâce à l’obstination du  Chef de l’Etat, qui a su résister à l’opposition de la Banque mondiale.

Omar Bongo engage, contraint par les vents d’Est et le discours de La Baule de François

Mitterrand, les son pays vers l’ouverture multipartisme au tout début des années 90.

les élections législatives puis les présidentielles de 1993 confirment la victoire du Parti Démocratique gabonais et du Président Bongo. La signature des accords de Paris en 1994 ouvre la voie à une réforme de la constitution permettant d’asseoir définitivement le multipartisme par l’adoption de• nouvelles règles de transparence et d’organisation des élections.

Figure majeure de la Françafrique, Omar Bongo incarnait, aux yeux de l’opinion africaine, le type de rapports néocoloniaux,

Paternalistes, fondés sur l’exploitation des L ressources du pré carré hexagonal en Afrique noire francophone. D’où les procès

dont il était l’objet en France, en compagnie du Congolais Denis Sasou Nguesso et de

l’Equatoguinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour leur richesse accumulée au

Détriment de leur peuple.

Franck Ndoumbe Diwouta 
Juin 2009 ©La Nouvell expression




Impressum