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 Yaoundé : Des braqueurs séquestrent des gendarmes

   Des policiers sont venus en renfort à la brigade de gendarmerie de Biyem-Assi sise à Mendong.

La nuit du lundi 16 novembre dernier a été particulièrement mouvementée à la brigade de gendarmerie de Biyem-Assi, sise au quartier Mendong. Selon le témoignage d'un pandore en poste dans cette brigade ayant requis l’anonymat, c’est vers minuit que trois redoutables braqueurs de véhicules, en garde à vue depuis six jours, ont entrepris de tromper la vigilance des deux gendarmes qui assuraient la garde, notamment le maréchal des logis chef Makembé et la maréchale des logis Bella. Profitant du sommeil des deux gendarmes, les nommés Meyong, Beguiné et Ndoumbé éventrent la porte en fer de leur cellule, grâce à des "pinces Monseigneur", que leur auraient discrètement apporté des visiteurs.
   L’effet de surprise aidant, ils neutralisent leurs sentinelles et les jettent dans la cellule. Les bandits auraient alors demandé aux deux gendarmes où se trouve la cache d'armes. Mais les gendarmes ne se laissent pas conter. S'en suit alors une bagarre, qui de l'avis de notre source à la gendarmerie de Mendong, aurait rompu la quiétude des cinq autres gardés à vue de la cellule voisine. Ces derniers, détenus pour des motifs moins compromettants (coups et blessures, vols de portables, etc.), se seraient mis à scander : "Cb (Commandant de brigade, Ndlr), Cb, évasion, évasion...". Résidant dans une case de passage dans les parages du bâtiment abritant ses services, le commandant de brigade se serait alors réveillé en sursaut. Au moyen d'une lampe torche, il aurait eu juste le temps de repérer les malfaiteurs dans la cellule où la bagarre s’est déclenchée, avant d'appeler des éléments du commissariat de Mendong à la rescousse. Ce sont ces derniers qui vont définitivement enrayer la tentative d'évasion des trois malfrats, d’après notre source, à la brigade de Mendong.

Patrouille
Une version des faits quelque peu battue en brèche par des sources proches du dossier, au Commissariat de Mendong. "En fait, les gardés à vue au nombre de 8 ont voulu neutraliser les deux gendarmes en faction à savoir le maréchal de logis chef Makembé et la gendarmette Bella. Déterminés à s'évader, ils ont cassé la porte de la cellule pour sauter sur ces fonctionnaires en plein sommeil. Dans l'effort d'empêcher cette évasion, la chance a voulu qu'une patrouille du commissariat du 9e arrondissement de Mendong, qui passait par là entende les cris des deux gendarmes en détresse et constate que la brigade était en proie à une menace. Se rendant compte de la présence de renforts, les malfrats ont regagné leurs cellules, prenant soin de fermer la brigade par l'intérieur et jeter la clé. C'est grâce à la seconde clé que le maréchal des logis Makembé a ouvert finalement la porte pour permettre aux policiers de pénétrer dans la brigade", explique-t-on.

Selon nos sources, la patrouille de la police venue en renfort, était constituée des inspecteurs de police, Raoul Efole Mbondi, Basile Esa'a, Vincent de Paul Souga, Jean Branly Akoulze Endomo et Jean Bernard Mboutou. En attendant de tirer au clair cette affaire, l'on peut légitimement s'étonner du sous-effectif en gendarmes à la brigade de Mendong la nuit de l'évasion manquée. Selon notre source, à la brigade, en dehors de deux commis à la garde, deux autres seulement assuraient la patrouille cette nuit-là au quartier Mendong. A l'en croire, les trois malfrats qui ont tenté de s'évader, ont été déferrés à 8h le 17 novembre dernier (le lendemain de leur forfait) à la prison centrale de Kondengui, après avoir été enregistré au tribunal militaire de Yaoundé. Ils sont accusés de braquage à main armée et de tentative d'évasion. Les trois bandits auraient plaidé coupables tout en demandant, en vain, au commissaire du gouvernement de les absoudre.
Georges Alain Boyomo 
Novembre 2009 ©Mutations