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Damase-Obobogo : le calvaire des usagers de la route
 
 Depuis la fermeture du passage à niveau à Obobogo, les goulots d’étranglement se multiplient.

yaoundeLe matin comme le soir, c’est la folie sur l’itinéraire Shell Nsimeyong-Damse. Il y a un embouteillage permanent. Les taximen forment quatre à cinq rangs. Le klaxon de leurs véhicules assourdit. Le mauvais état de la route ajoute son grain de sel. Il faut se lever à 5h du matin, et être en route à 6h, pour vite emprunter un taxi, au tarif normal. Ou tout simplement, faire des économies, en marchant à pied. Les usagers arrivent en retard au travail ; ou à l’école. Emprunter un taxi est devenu un véritable calvaire. Et pour cause : la bretelle reliant le quartier Obobogo à Damase, est devenue inaccessible, depuis la fermeture du passage à niveau. Résultat : il n’y a plus qu’une seule chaussée. Et le comble, c’est l’augmentation des tarifs par les transporteurs. Les usagers payent le double, voire le triple du tarif normal tous les jours, pour obtenir une place. 
 Mme. Thérèse Mangwa, infirmière à l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, exprime ses récriminations : « c’est devenu un problème crucial. Nous devons nous lever très pour pouvoir arriver au bureau à l’heure. Cela en prenant des courts trajets. » En effet, elle est obligée d’emprunter une moto, qu’elle paye doublement, afin d’emprunter un autre taxi, après avoir traversé les rails à pied. Car il y a une barrière, qui empêche les véhicules de traverser, et la route est longue. « Le transport est devenu difficile. Parce qu’actuellement, il faut marcher à pied, pour aller emprunter le taxi de l’autre côté du barrage qui se trouve au niveau de la boulangerie », lance Melingui Tsogo, élève au collège la Rosière.

A côté de cela, les moto-taximen et véhicules clandestins se jettent à l’assaut. Ils se font une véritable fortune, en fixant eux-mêmes les prix. Carine Mani, étudiante à l’ESSTIC, est tombée malade, parce qu’elle a mis plus de deux heures à trouver un taxi. « C’est un sérieux problème qu’il faut absolument résoudre. Je n’ai pas pu aller au travail le lendemain, parce que cette situation m’a rendu malade », poursuit-elle. En attendant le rétablissement du passage à niveau à Obobogo, les populations continuent de souffrir.

Muriel Capitoline ELOMO     

Septembre 2009 ©Cameroon tribune




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