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 Désillusion : Le bus des Lions vandalisé

 Le public est sorti tétanisé de la cuvette de Mfandena après le match nul inquiétant du Cameroun."Tout était réuni pour que nous fassions un résultat positif. Mais cela n'a pas été le cas. Nous pouvons comprendre la déception du public". Rigobert Song Bahanag veut y croire. Mais il lui sera certainement difficile de convaincre le nombreux public qui a effectué le déplacement du stade omnisports Ahmadou Ahidjo hier, 07 juin 2009, pour le match Cameroun - Maroc comptant pour la deuxième journée du dernier tour des éliminatoires couplées Coupe d'Afrique des nations (Can)/Coupe du monde 2010. Les férus de statistiques estiment à 35.000 personnes le nombre de spectateurs présents hier dans la cuvette.                                                                                                           On pouvait y reconnaître parmi ces nombreux supporters, des anciens Lions indomptables (Emmanuel Kundé, Roger Milla, Patrick Mboma, William Andem…) et ceux encore en activité ; à l'instar de Christian Békamenga. Les familles proches des joueurs ainsi que leurs connaissances étaient également de la partie. Le tout politique de Yaoundé, conduit par le Premier ministre Epraïm Inoni, était fortement représenté. Tout autant que les hauts gradés de la police, qui a même libéré les officiers actuellement en formation pour venir soutenir les gardiens de la paix et autres commissaires.
  Bref, le public a répondu présent. Les supporters sont venus acclamer leurs stars. Pousser Rigobert Song et ses coéquipiers à la victoire car comme les joueurs eux-mêmes l'ont souhaité à leur retour de Bruxelles : "Aujourd'hui, plus que par le passé, nous avons besoin de notre public", déclarait le capitaine. "Arrêtons nos polémiques ; laissons-les de côté", avait renchérit Samuel Eto'o. La sortie du vestiaire de l'attaquant de but du Fc busBarcelone, casque aux oreilles, quelque temps avant le début de la partie, met le stade en émoi. Samuel Eto'o va alors communier avec celui-ci. Il en sera de même des 18 joueurs retenus pour la partie. Pierre Wome Nlend et Achille Emana sont très ovationnés. Pour son retour dans la cuvette de Mfandena, Wome peut s'enorgueillir d'avoir gardé les faveurs du public camerounais. Lequel, à l'évocation du nom du défenseur de Cologne, reprend en chœur le speaker. Et lorsque Pierre Wome et Samuel Eto'o échangent des ballons pendant l'échauffement, le public s'en réjouit.

Pression
La communion est parfaite. Et lorsque le "Ô Cameroun" retentit au moment des hymnes nationaux, c'est tout un stade, qui se lève pour chanter d'une même voix. Les deux alertes successives des attaquants marocains dans le camp camerounais ne refroidissent pas les esprits des locaux. Au contraire, le public pousse ses joueurs. Les quelques exploits individuels observés en première manche entretiennent l'espoir d'un but en seconde manche. Mais la maman de Samuel Eto'o semble ne plus y croire. A la pause, elle quitte les gradins et c'est en face des toilettes de la tribune présidentielle qu'elle passe toute la seconde manche. Elle n'est pas la seule à ressentir cette pression. La ministre de l'Education de base, Haman Adama, quitte le stade. Le Premier ministre lui, va se rafraîchir aux toilettes installées. Roger Milla espère et analyse le match avec Patrick Mboma…

Le match repart sur des chapeaux de roues. Mais alors, sont tétanisés. L'air d'être bien loin du stade. Les roulements de balafons et l'animation d'un Disc Jockey ne parviennent pas à lui arracher des cris. Si oui, quand son équipe est en danger. Les filles de Promocam-Camer dansent nonchalamment. Et quand El Hamdauoi s'élance seul face à Carlos Kameni, le stade retient son souffle. Ouf ! Plus de peur que de mal. Il n'y a pas but. Les minutes s'égrainent. On veut y croire. Certains spectateurs en veulent pour preuve les statistiques des rencontres entre les deux équipes et qui vont à la faveur du Cameroun, jamais encore battu par le Maroc. Mais les Lions ne rassurent pas. Le temps, lui, s'écoule. Le public commence à s'énerver. Il désapprouve le remplacement de Paul Alo'o par Stéphane Mbia. N'empêche, c'est la sélection nationale. Elle a besoin des trois points de la victoire. Et le public se remet dans la partie. Pousse son équipe durant les dix dernières minutes du match dominées par le Cameroun. Mais le but n'arrive toujours pas. Et lorsque le 4ème indique le temps additionnel (4 minutes), d'aucuns comprennent alors que la messe est dite : les Lions ne marqueront pas de buts. Déçus, c'est par dizaine que les supporters quittent la cuvette. Têtes baissées. Sonnés. Sans mot !
Bertille Missi Bikoun 
Juin 2009 ©Mutation




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