Globelogocameroon
Recherche personnalisée

Accueil Deutsch Sciences Culture Société Photos/Vidéos Faits divers Prénoms Archives

Société
Accueil
Deutsch
Sciences
Culture
Société
Photos/Vidéos
Faits divers
Prénoms
Archives
 Rafle : 36 enfants de la rue interpellés à Douala

L’opération initiée par le préfet du Wouri vise à ralentir le grand banditisme qui prend de l’ampleur dans la ville.

Le 7 octobre 2009, deux «enfants de la rue» commettent un forfait du côté de la boulangerie Zépol à Akwa. Léonard Pokam et Fabrice Onana ont forcé un véhicule de marque Suzuki et emporté une mallette contenant plusieurs objets de valeurs. «Je n’ai rien compris, l’opération s’est déroulée en 15 minutes. La male arrière de ma voiture a été forcée, et les malfrats ont emporté ma mallette, mon ordinateur portable, les licences de karaté de mes élèves, et toutes les accréditations et documents devant servir pour une compétition internationale que je me prépare à organiser», indique Jean Claude Epée Ndema, maître de karaté, ceinture noire 4ème dan rencontré à la Brigade Ter Akwa sud. Et après enquête, les présumés coupables accompagnés de 14 autres enfants de la rue ont été écroués à la prison centrale de New-bell, mardi 13 octobre dernier.
 Plusieurs autres cas de vols et d’agressions mis à l’actif des «Boys» d’Akwa ont en effet été signalés ces derniers jours à Douala. Face à cette situation présentée aux autorités administratives, «le préfet du Wouri a ordonné aux responsables des forces de maintien de l’ordre d’assainir le milieu», explique Joseph Moubeké Esseyi, commandant de la brigade de gendarmerie Akwa Sud. Ainsi donc, des opérations de ce types vont être multipliées «pour décourager les auteurs de ces malfaiteurs. Et même les coins comme le Glacier moderne, le Délice, le carrefour Dubaï près de la direction commerciale Mtn, le lieu dit Paris Dancing, la boulangerie Zépol, le stade Mbappè Lépé, etc. font partie des zones pris d’assaut pas ces enfants-là. Ils y ont semé panique et terreur, agressant au passage tout ceux qui s’y aventuraient», poursuit Joseph Moubeké Esseyi.

Du samedi 10 au dimanche 11 octobre derniers, une opération de rafle a donc été organisée et une cinquantaine d’enfants ont été gardés à vue. Selon certaines indiscrétions 4 des 20 personnes interpellées à la brigade Ter Akwa Sud située à la salle des fêtes d’Akwa, ont pu être libérées. Neuf autres du lot de vingt également gardés a vue au Groupement mobile d’intervention N°2 de Bonanjo, ont aussi pu retrouver la liberté mardi 13 octobre vers 12h. «Les motifs qu’on nous reprochent sont le vol, défaut de cartes d’identité, consommation et détention de stupéfiants, balades nocturnes. Sauf que, ont nous a raflé à 15h dimanche dernier à Akwa. Et nous ne détenions pas de stupéfiants», se défend le jeune Martin Kanga Edang, un sans domicile fixe errant dans la zone de l’hôtel Akwa palace.

«Bien qu’étant enfant de la rue nous sommes ordonnés et parmi nous, certains sont âgés de 11 ans et ils ont été surpris dans leur sommeil entre 1h et 3h du matin dimanche, du côté de Douala bar. Et au moment où nous sortions mardi, onze autres sont restés au Gmi n°2», poursuit le jeune homme rencontré quelques heures après sa libération devant le portail de la sœur Marie à Bali. Selon les policiers, ceux des enfants mis en liberté, sont jugés «non dangereux». Certains auraient même bénéficié de l’intervention de leurs parents venus les identifier.
 Aristide Ekambi
Août 2009 ©Mutation